Publié le 29 juin 2020 | Mis à jour à 7PM

Le Défi 2X surpasse sa cible initiale en réunissant 4,5 milliards $ de capitaux pour l’autonomisation économique des femmes

2x Challenge

 

Montréal, le 30 juin 2020 – Seulement deux ans après le lancement du Défi 2X au Sommet du G7 de Charlevoix au Canada, l’initiative a réuni un total de 4,5 milliards de dollars pour des investissements qui favorisent l’égalité des genres. Les IFD du G7 à l’origine de l’initiative ont mobilisé 4,1 milliards de dollars, une somme bien au-delà des 3 milliards de dollars qu’elles s’étaient fixé d’atteindre d’ici la fin de 2020.  Les IFD demeurent la principale source de capitaux engagés et mobilisés dans le cadre du Défi (représentant 2,4 milliards de dollars du montant total), tandis que les financiers du secteur privé et d’autres investisseurs ont fourni 1,2 milliard de dollars et 0,8 milliard de dollars respectivement.

Le Défi 2X, une initiative multilatérale lancée lors du sommet du G7 tenu à Charlevoix, poursuit l’objectif ambitieux de déployer et de mobiliser des sommes sans précédent en capitaux pour soutenir les projets qui renforcent le pouvoir des femmes en tant qu’entrepreneures, dirigeantes d’entreprise, employées et consommatrices de produits et services, et qui permettent d’accroître leur participation dans l’économie.  

« Alors que nous approchons du terme de notre engagement initial, nous sommes ravis d’annoncer que non seulement nous avons atteint notre objectif de 3 milliards de dollars, mais nous l’avons dépassé, se réjouit Anne-Marie Lévesque, présidente sortante du groupe de travail du Défi 2X et responsable de l’égalité des genres et de l’impact chez FinDev Canada. Maintenant que nous avons franchi ce nouveau jalon, nous devons nous lancer des défis encore plus ambitieux pour diriger des flux de capitaux vers des investissements intégrant l’optique de genre, notamment en sollicitant le secteur privé. »

De nouveaux membres se sont joints au Défi 2X et un nouvel ensemble de documents de référence on été élaborés pour aider les financiers à gérer les impacts sexospécifiques de leurs investissements, dynamisant encore davantage les efforts pour l’autonomisation des femmes et leur participation dans les économies.

 

D’autres IFD se joignent au Défi 2X

Au cours l’année précédente, le Défi 2X s’est considérablement accru en termes d’envergure, voyant un nombre grandissant de membres et de partenaires se joindre à l’initiative. En plus de ses membres fondateurs, nommément les institutions de financement du développement (IFD) des pays du G7 – le groupe CDC (R.-U.), CDP (Italie), DEG (Allemagne), DFC (É.-U. ), FinDev Canada, JBIC (Japon), JICA  (Japon) et Proparco (France), – le groupe a accueilli en mai 2019 quatre nouveaux membres au sein du Défi : les IFD des Pays-Bas (FMO), de la Suède (Swedfund), de la Finlande (Finnfund) et du Danemark (IFU).

En octobre 2019, le Défi 2 X a annoncé l’arrivée de deux investisseurs additionnels, le Swiss Investment Fund for Emerging Markets (SIFEM) en tant que membre et l’European Investment Bank (EIB), qui a affirmé son engagement d’adopter et d’utiliser les Critères du Défi 2X, devenant ainsi la première banque de développement multilatérale à ce faire. À la fin de 2019, la Belgian Investment Company for Developing countries (BIO) a constitué la plus récente addition au Défi 2X.

« Pour nous, l’égalité des genres est une question de droits humains fondamentaux et de justice sociale et un élément pivot de notre mission en tant que financiers du développement et investisseurs d’impact, a déclaré Maria João Coelho, responsable du développement et de la durabilité et spécialiste en matière d’égalité des genres chez BIO. Nous sommes heureux de compter parmi les membres du Défi 2X et avons hâte de travailler avec nos pairs pour promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir économique des femmes. »

 

Un nouveau guide de référence sur les critères du Défi 2X à l’intention des investisseurs

Étant donné l’intérêt grandissant que suscitent les critères du Défi 2X et l’investissement axé sur l’égalité des genres auprès des différents types d’investisseurs qui ne sont pas des IFD, le groupe de travail du Défi 2X lance un guide de référence expressément pour les investisseurs et les institutions financières qui souhaitent utiliser les critères pour évaluer leurs prêts et investissements sous l’angle sexospécifique.

Ce document reprend l’essentiel d’une ressource interne qu’avait préalablement élaborée la réputée firme de conseil stratégique Dalberg Advisors pour les membres du Défi 2X et est conçu comme un document évolutif qui sera retouché au fur et à mesure que les membres et autres investisseurs acquièrent de l’expérience dans la mise en pratique des critères.  

Le Guide de référence du Défi 2X à l’intention des investisseurs constitue la deuxième publication de référence lancée par le Défi 2X cette année. En mars 2020, ce dernier a présenté les Indicateurs du Défi 2X, en collaboration avec le groupe CDC et Global Impact Investing Network (GIIN).

Ces indicateurs de mesure ont été élaborés conjointement par le Gender Finance Collaborative et le Défi 2X afin d’établir une norme de l’industrie permettant à la communauté mondiale d’investissement de mieux évaluer l’impact sexospécifique de ses engagements financiers. Ils ont été également révisés par GIIN afin d’assurer leur cohésion avec les indicateurs de mesure sexospécifiques d’IRIS+, le système de mesure, de gestion et d’optimisation de l’impact du GIIN.

La note d’orientation, intitulée « How to Measure the Gender Impact of Investments: Using the 2X Challenge Indicators in Alignment with IRIS+ », est disponible pour téléchargement sur le site Web du Défi 2X.

 

La voie de l’avenir

Le Défi 2X a franchi un important jalon cette année, grâce au profond engagement de ses membres qui ont réussi à engager et à mobiliser un total de 4,5 milliards en investissements axés sur l’autonomisation économique des femmes.

Ces résultats remarquables nous indiquent clairement que les IFD et les financiers provenant du secteur privé peuvent faire encore davantage pour promouvoir l’égalité des genres et la participation économique des femmes dans les pays émergents.

Cependant, les investisseurs priorisant l’égalité des genres font face à des obstacles de taille alors que la pandémie de COVID-19 dérègle les systèmes économiques, financiers et sanitaires partout dans le monde, exacerbant les inégalités et les vulnérabilités sexospécifiques déjà existantes. En avril 2020, le Défi 2X a publié une série de recommandations afin d’aider les investisseurs du secteur privé et d’autres intermédiaires financiers à répondre à la crise engendrée par la COVID-19.  

De plus, la récente mobilisation antiracisme a mis en relief la nécessité d’une stratégie proactive pour lutter contre les inégalités et les injustices ainsi que le racisme systémique dans le monde. Le Défi 2X conçoit que l’égalité entre les genres ne peut réellement se concrétiser si les autres formes de discrimination et d’iniquité subsistent.  Des discussions sont présentement en cours dans le but d’élaborer des moyens pratiques permettant d’utiliser la plateforme et le cadre de travail du Défi 2X pour susciter et promouvoir une plus grande diversité – y compris, mais sans s’y limiter, la diversité des genres.

C’est animée par cette même volonté de surmonter ces défis et de bâtir un monde plus inclusif et équitable que l’IDF de l’Allemagne, DEG, prendra la relève de FinDev Canada à la présidence du Défi 2X. 

« DEG est remplie d’enthousiasme à l’idée de mener le Défi 2X vers de nouveaux et importants jalons de réalisation alors que l’initiative élargit son rayon d’action dans l’industrie de l’investissement.  Nous visons à susciter de nouvelles collaborations parmi une grande variété d’investisseurs mondialement dans le but de mobiliser davantage de capitaux privés orientés vers l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir économique des femmes, a déclaré Jessica Espinoza, responsable du financement mondial pour l’égalité des genres chez DEG. Des enjeux de longue date, mis à l’ordre du jour par les mouvements de justice sociale, et les nouveaux obstacles qui se sont dressés en raison de la crise de la Covid-19 créent l’occasion de transformer les cultures d’investissement et de promouvoir la justice intersectionnelle. »