Le Conseil consultatif du G7 sur l’investissement dans les infrastructures (le « Conseil ») a tenu sa deuxième réunion le 30 avril 2026, en marge de la réunion des ministres du Développement du G7. Le Conseil réunit certains des plus grands investisseurs privés spécialisés en infrastructures et des institutions de financement du développement (IFD) afin de promouvoir des solutions pratiques capables d’accélérer des investissements durables à fort impact dans les marchés émergents.
Cette réunion a marqué un tournant : après avoir définit clairement ses priorités, le Conseil passe maintenant à l’action. En 2026, des initiatives concrètes seront entreprises afin de mobiliser des capitaux privés, fluidifier des transactions de financement mixte et mieux arrimer les politiques aux besoins du marché.
Les membres du Conseil ont réitéré ce qui suit :
• Le recours aux capitaux privés est indispensable afin de combler les besoins de financement liés aux infrastructures dans les marchés émergents, plus particulièrement dans les domaines de la transition énergétique, des transports, de l’eau et de l’assainissement ainsi que des infrastructures numériques.
• Les coûts de transaction élevés et la circulation discontinue d’information demeurent des freins à l’investissement.
• Les IFD jouent un rôle catalyseur systémique grâce à leur connaissance et leur expérience de longue date des marchés émergents, leurs bilans, leur appétit pour le risque et leurs mandats politiques, mais se heurtent à des obstacles liés à leur taille, à la complexité des mandats ainsi qu’à des relations sous-exploitées avec les investisseurs privés.
• Pour faire avancer les réformes et déployer des solutions prêtes à être commercialisées, les décideurs du G7 et les gouvernements des marchés émergents doivent faire preuve de leadership politique clair en matière de mobilisation de capitaux privés.
PRIORITÉS DU CONSEIL POUR 2026
Faciliter des partenariats plus étroits entre IFD et investisseurs
Les investisseurs privés établissent des partenariats solides fondés sur la confiance, des investissements réussis et des collaborations répétées. Les IFD peuvent se mobiliser pour le développement en interagissant plus directement et de manière plus efficace avec les investisseurs privés.
Promouvoir des structures de financement mixte équilibrées
Déployer des capitaux avec efficacité et mobiliser des fonds avec la rapidité et l’ampleur requises en encourageant la mise en place de structures financières qui concilient mieux le profil risque/rendement des fonds publics, du capital d’impact et des capitaux institutionnels, tout en continuant développer de nouveaux outils en nourrissant une réflexion basée sur le tableau de bord de financement mixte de British International Investment (BII).
Multiplier les voies de mobilisation
Explorer de nouveaux modèles de déploiement et de partage du risque (originate-to-share), telle que la syndication de prêts et de portefeuilles et, là où cela est pertinent, des solutions de titrisation. De tels modèles sont utiles pour ré-utiliser les capitaux des IFD, attirer des investisseurs privés et élargir les portefeuilles d’infrastructures matures tout en préservant les mandats des IFD.
Harmoniser les exigences en matière de reporting
Réduire les coûts de transaction en faisant de l’harmonisation une priorité politique et en encourageant l’adoption d’initiatives existantes ainsi que l’alignement sur celles-ci.
Renforcer la communication entre acteurs de marché et représentants du G7
Fournir aux décideurs du G7 des données fiables sur l’influence des politiques et des cadres de financement du développement sur les investissements dans les infrastructures pour accroître la viabilité financière et l’efficacité des initiatives du G7, dont le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement.
CONCLUSION
Le Conseil a réaffirmé sa volonté de mettre au point des solutions pratiques répondant aux réalités des investisseurs afin de renforcer l’efficacité du financement du développement du G7 et d’accélérer les investissements dans les infrastructures durables dans les marchés émergents, le tout conformément aux mandats, aux stratégies et aux modèles opérationnels respectifs de ses membres. Ces derniers se sont entendus sur la nécessité d’avancer ensemble tout au long de 2026. Le Conseil se réunira donc de nouveau en septembre 2026 et s’engagera activement dans les processus politiques du G7.
À PROPOS DU CONSEIL CONSULTATIF DU G7 SUR L’INVESTISSEMENT DANS LES INFRASTRUCTURES
Dirigé par FinDev Canada dans le cadre de la présidence canadienne du G7, en collaboration avec le Investor Leadership Network, le Conseil conjugue la force collective des IFD du G7 – British International Investment (BII), Proparco, Deutsche Investitions und Entwicklungsgesellschaft (DEG), Japan Bank for International Cooperation (JBIC), Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Banque européenne d’investissement (BEI) et Development Finance Corporation (DFC) – et l’expertise d’investisseurs institutionnels de premier plan pour accélérer le déploiement d’infrastructures dans les marchés émergents et les économies en développement. Global Infrastructure Partners (GIP), une société membre de BlackRock, Actis, une société membre de General Atlantic, SunLife, Brookfield, Mirova, Natixis Investment Managers, Macquarie, Allianz Global Investors, Ninety One, Nuveen, Mizuho Financial Group et Copenhagen Infrastructure Partners (CIP) sont les premiers investisseurs privés à participer à cette initiative.