Publié le 21 octobre 2019 | Mis à jour à 10AM

Les femmes rurales sont la clé pour mener un changement efficace et renforcer la résilience au changement climatique

L’an dernier, j’ai écrit un billet dans le cadre de la Journée internationale de la femme rurale. Puisqu’elle avait alors pour thème les infrastructures durables, j’avais discuté de l’accès considérablement et disproportionnellement limité des femmes à des infrastructures, à des services et à une couverture sociale sensibles au genre. J’avais aussi fait mention des démarches qui pouvaient être entreprises pour résoudre cette problématique et de la contribution actuelle de FinDev Canada en ce sens. Vous pouvez lire cette publication ici.

Cette année, les Nations unies ont choisi le thème de la résilience face aux changements climatiques pour célébrer la Journée internationale de la femme rurale, un choix qui ravive d’ailleurs les discussions quant à l’impact des changements climatiques sur les femmes qui vivent dans des milieux ruraux.

Ces femmes sont souvent laissées de côté lorsqu’il est question de trouver des solutions pour minimiser les effets des changements climatiques. Les défis supplémentaires auxquels les femmes rurales font face – notamment la pauvreté, l’éloignement et les difficultés d’accès à des moyens de communication et à une éducation -  font en sorte qu’elles peinent à se faire entendre au moment de s’exprimer sur ces enjeux, en dépit du fait qu’elles sont souvent les premières touchées par les effets des changements climatiques. En effet, on estime que les femmes sont quatorze fois plus susceptibles de mourir lors d’une catastrophe naturelle que les hommes, et les femmes habitant dans des milieux ruraux sont particulièrement à risque.

Les changements climatiques ont aussi des conséquences négatives sur la qualité de vie des femmes des milieux ruraux, qu’il s’agisse de pénuries d’eau potable plus fréquentes, de mauvaises récoltes ou d’une augmentation du nombre d’épidémies. De plus, ils contribuent à augmenter la pauvreté des femmes en ce qui a trait au temps : par exemple, en Zambie, la déforestation a causé une augmentation significative du temps passé à récolter du bois de chauffage. Or, les femmes de ce même pays accordent déjà 800 heures par année en moyenne à ce type d’activité exclusivement .

Récemment, on a observé une augmentation de la mobilisation et de la conscientisation du public dans la lutte contre les changements climatiques. La Grève mondiale pour le climat a incité des millions de personnes partout dans le monde à quitter leur résidence, leur école ou leur lieu de travail pour démontrer l’urgence de la situation et faire preuve de résilience. Dans ce même esprit, que pouvons-nous faire pour assurer la continuité de ce mouvement et pour aider les femmes et les filles des milieux ruraux?

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ainsi que UN Women ont publié un Plan d’action pour les genres (GAP) en 2018 qui proposait plusieurs façons d’adresser les changements climatiques. Il proposait des solutions concrètes pour favoriser l’émancipation des femmes à travers différentes initiatives, comme d’engendrer des politiques climato-résilientes qui prennent les femmes en considération ou de promouvoir le leadership des femmes rurales en ce qui a trait à la création de lois, de stratégies et de politiques axées sur les changements climatiques. Le succès de ce plan d’action est mesuré en fonction des Objectifs de développement durable des Nations unies.

Les femmes deviennent rapidement des leaders en matière de lutte contre les changements climatiques, indépendamment du revenu du pays dans lequel elles habitent. Il est de notre devoir de reconnaître l’étendue disproportionnelle des effets qu’ont les changements climatiques sur elles. Il faut écouter leurs expériences, leur demander leur avis lorsqu’il est question de trouver des solutions à ces enjeux et les impliquer au moment de prendre de décisions clés qui auront un impact direct sur leur bien-être. Sommes-nous prêts à le faire? Je pense que nous n’avons pas le choix.

Chez FinDev Canada, nous nous sommes engagés à faire du pouvoir économique des femmes, notamment celui des femmes qui vivent dans des milieux ruraux, notre priorité numéro un. Nous nous concentrons sur le développement économique des femmes, sur le développement des marchés locaux et sur la lutte contre les changements climatiques pour atteindre les Objectifs de développement durable des Nations unies.

Notre stratégie en matière d’égalité des genres démontre notre intention de promouvoir et d’adopter les meilleures pratiques en matière d’égalité des genres et de changement climatique en encourageant nos clients du secteur de l’agriculture à adopter et à implanter des stratégies d’inclusivité en matière de genre.

Dites-nous ce que vous en pensez : quelles solutions novatrices et durables sont nécessaires pour favoriser l’émancipation des filles et des femmes des milieux ruraux? Faites-nous part de vos réflexions sur Twitter avec le mot-clic #FinDevCanada.